Lumière sur des héroïnes  

Les femmes de Notre-Dame : les figures féminines importantes de la Basilique 

La basilique Notre-Dame est souvent racontée à travers ses exploits architecturaux ou les grandes figures masculines qui ont marqué son histoire. Pourtant, nombreuses sont les femmes ayant également joué des rôles déterminants. De fondatrices religieuses aux mécènes, en passant par les bénévoles, voici l’histoire de cinq femmes dont les contributions méritent d’être tout autant mises en lumière. 

Publié le 17 oct. 2025 | Mis à jour le 28 oct. 2025

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Marguerite Bourgeoys (1620-1700), fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, est une incontournable. Bien que décédée avant la construction de la basilique actuelle, elle a établi la première chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours à Montréal. Son héritage éducatif et spirituel est encore profondément ancré dans l’histoire locale et lié symboliquement à celle de la basilique Notre-Dame, sise dans un quartier qu’elle a connu. 

Jeanne Mance (1606-1673), pionnière du Montréal colonial, tient également une place symbolique. Fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, l’un des premiers hôpitaux en Amérique du Nord, son dévouement envers les plus vulnérables est l’une de ses œuvres, à laquelle nous ajoutons son implication directe dans l’établissement d'une communauté stable. Ses actions sont indissociables du développement ultérieur de la vie paroissiale, ce qui comprend le chemin allégorique ayant un jour mené à la construction de ce qui deviendra la basilique Notre-Dame. 

Marguerite d’Youville (1701–1771), fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal (les « Sœurs Grises »), est la première Canadienne canonisée. Son œuvre auprès des pauvres et des malades a profondément influencé le tissu social et religieux de la ville. Ses reliques, conservées dans la basilique, témoignent de son rôle central dans l’histoire de la charité chrétienne au Québec. La Basilique héberge d’ailleurs des reliques de cette sainte ayant marqué l’histoire de la province. 

En 1880, Élise Fréchette, épouse du célèbre sculpteur Louis-Philippe Hébert, joue un rôle souvent oublié dans le développement et le soutien des œuvres de son mari. Sa gestion minutieuse et ses conseils discrets ont été essentiels à la réalisation des célèbres sculptures qui ornent, encore aujourd’hui, l’intérieur de la basilique Notre-Dame. 

Marie-Claire Daveluy (1880-1968), écrivaine et historienne montréalaise, a contribué à préserver la mémoire historique de la basilique grâce à ses recherches et publications. Ses écrits ont permis de documenter l’histoire des lieux, garantissant ainsi que les générations futures puissent comprendre pleinement l'importance historique et patrimoniale de la basilique Notre-Dame à travers le temps. 

Plus récemment, l’implication de Thérèse Goyette, coordonnatrice des bénévoles pendant plus de 20 ans au cours des années 1980-2000, a permis à la basilique de demeurer ouverte et accessible à des milliers de visiteurs chaque année. Son dévouement à l’accueil et à l’accompagnement des visiteurs a profondément marqué la culture d’hospitalité des lieux. 

Ces femmes, chacune à leur manière, ont façonné l’histoire, l’identité et la réputation de la basilique Notre-Dame. Elles méritent leur juste place dans notre mémoire collective.